Continuité du projet clou à clou

Catégorie : Expos / rencontres

        La gravure Suite Narwa V de Titus-Carmel datant de 1978 est arrivée au collège le 23 Janvier 2017 et nous l’avons gardée jusqu’au 10 Mars.

       Après avoir expliqué le projet Clou à clou à tout le niveau 4ème, nous avons décrit la gravure  exposée dans la salle d’Arts plastiques pour nous demander ensuite pourquoi cette œuvre nous avait été proposée. En effet, Hélène Lapeyrère nous a sélectionné trois artistes en relation avec notre travail photo sur la démolition de la barre HLM de la ville, gros projet sur lequel le LAIT c’était déjà investi. La relation HLM et Titus-Carmel fut assez rapide à trouver d’autant plus que les élèves étaient chargés de faire des photos artistiques de la fin des travaux avec les gravats.

 

 

Nous avons ainsi accentué la description sur la notion de dyptique avec une image de fenêtre gravée à la pointe sèche, très détaillée alors qu’en-dessous, une image plus grande réalisée  en aquatinte représente un détail. Il fut imposé de travailler sur le même principe du dyptique mais en peinture d’abord pour le détail et en dessin pour la partie complète à partir d’une photo de gravats qu’ils ont choisi.

Comme la technique de la partie basse de Titus-Carmel ressemblait à une aquarelle avec des effets de matière et afin de relier le projet à mon évolution annuelle, je leur ai demandé d’inventer leur propre matière picturale à partir d’un pigment ou d’une teinture, d’un liant et diluant. La recette fut réalisée à la maison à partir du cours en histoire de l’art sur l’évolution de la peinture de la préhistoire au XXème siècle.

Avec cette peinture inventée, ils ont représenté un détail de la photo de gravats. Ils ont eu la possibilité d’utiliser la peinture des autres élèves sur le même atelier et d’ajouter une partie gouache pour accentuer les contrastes. Ils ont observé qu’avec le temps, la matière pouvait ne pas sécher, s’effriter ou brûler le support. Problèmes survenu à Léonard de Vinci quand il voulu inventer la peinture à l’huile.

   La reproduction de la photo fut abordée façon gravure au stylo noir ou couleur pour retrouver l’idée de la technique en pointe sèche. Le problème étant la ressemblance sur une seule séance il fut évident de reproduire en petit et de bien observer le document. La séance suivante, le problème fut de traduire l’idée de profondeur par le dégradé. Ils ont observé ainsi que l’image était souvent devenue abstraite parce que les consignes n’étaient pas respectées.

  On a ensuite composé le diptyque en collant les deux images sur un support afin de le présenter dans l'exposition du collège.

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par NATHALIE GENAY le 26 avr. 2017 à 10:47

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