En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour assurer le bon fonctionnement de nos services.
En savoir plus

Le cabinet de curiodiversité

12 - Arts plastiques

Par Equipe interdisciplinaire, publié le samedi 24 mars 2018 16:32 - Mis à jour le jeudi 26 avril 2018 09:06

Pour répondre au projet du cabinet de curiosité et plus particulièrement des arthropodes, proposé par Mme Lebarbier en SVT, nous avons commencé par adapter le cours sur la représentation pour aborder le dessin de mémoire, d’observation et imaginaire sur les insectes. A partir de leurs connaissances sur la Préhistoire abordées en primaire, nous avons travaillé sur le problème du dessin de mémoire d’un animal reconnaissant que la ressemblance était parfois très éloignée. Chaque classe a dû alors étudier la photo d’un arthropode entre la fourmi, l’araignée, le scarabée ou la mouche pour pouvoir ensuite réaliser un dessin d’observation mais au fusain sur un grand support pour s’initier aux outils de l’époque.  Pour finaliser l’ensemble, un dessin imaginaire de l’animal s’est superposé aux deux autres, inspiré des différents documents apportés comme un modèle publicitaire, une BD… pour développer la fantaisie. En histoire de l’art, nous avons comparé la grotte de Lascaux avec son fac-similé Lascaux II et l’exposition itinérante Lascaux III qui se présente sous forme de galerie amovible.

 

L’ensemble des travaux ont été exposés dans le hall du collège sous la forme d’une fausse grotte reconstituée et placée sous les escaliers. Munis d’une lampe torche, ils ont pu devenir des scientifiques découvrant des fresques murales ainsi que des arthropodes sculptés. Parallèle fait avec l’écriture d’un texte en français sur la description d’un monstre ou les poésies des CM2 sur les insectes. Lors de la visite  de l’exposition, nous avons rappelé les différences entre une grotte artificielle et naturelle mais nous avons fait également le rapprochement qu’elle a avec les cabinets de curiosité français du XVème siècle, des endroits plus ou moins secrets appelés des « estudes ».

Faisant partis de l’opération « Collège au cinéma », les élèves ont été initiés à la vidéo. Après un rappel du vocabulaire technique déjà vu en cours de français, ils ont dû mimer les insectes suivant : le papillon, le mille-pattes, le crabe, le scarabée et la mouche. Par équipe de deux, à la fois acteur et caméraman, ils se sont entrainés, visionnés et corrigés avant de réaliser un clip devant les autres élèves devenus spectateurs. Le référent présenté en cours fut la publicité de Bayon interprétée par M.Leb dont le mime est accentué par le bruitage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          On a demandé au LAIT, le centre d’art contemporain d’Albi avec qui nous travaillons sur le projet « Clou à clou », de nous prêter des œuvres contemporaines ayant pour thème le cabinet de curiosité ou les insectes.  C’est ainsi que les classes de 6ème ont reçu une gravure de Philippe LEPEUT intitulée « Samia Cynthia » de 1998, venant de l’Artothèque d’Albi. Pendant un mois, nous avons étudié la sérigraphie représentant une photo de papillon disposée sur un plan ou un schéma, le tout enfermé dans une boite noire.

         Le cours d’initiation sur la sculpture nous a permis d’écrire un projet pour réaliser une sculpture d’arthropode parmi ceux étudiés en dessin et d’y ajouter le papillon. Chaque élève a abordé le problème selon ses envies. Ainsi nous avons abordés les notions de qualité du matériau, de volumes permanents ou éphémères et d’esthétique.  Elles furent exposées dans la fausse grotte et dans le cabinet de curiosité façon art contemporain. Voir article Clou à clou dans la rubrique Vie de l'établissement.

 

 

En effet, lors de la présentation du projet final réalisé par les élèves dans les matières scientifiques mais aussi en français, anglais et arts plastiques, nous avons construit deux styles de cabinets de curiosités. Un plutôt scientifique basé sur une peinture du 17ème siècle de Domenico REMPS et l’autre issu des expositions d’art contemporain au château d’Oiron.

        Pour développer le cabinet de curiosité contemporain, nous avons fait appel aux élèves de 5ème. Nous avons commencé par analyser le tableau de REMPS, afin de comprendre ce qui le constitue. Meuble vitré avec des étagères et tiroirs contenant des minéraux, des fossiles, des végétaux, des squelettes d’animaux mais aussi des objets fabriqués par l’homme comme des instruments scientifiques mais aussi des œuvres d’arts illustrant la nature. Nous avons alors adapté le cours sur les monstres de GOYA et la visite au musée de Castres, pour réaliser de fausses gravures au stylo d’anthropomorphes. Les dessins furent compléter par un texte et des croquis explicatifs afin de ressembler aux codex de Léonard de Vinci, grand scientifique du XVème siècle. Voir article dans la rubrique Vie de l'établissement à sortie scolaire au musée Goya de Castres.

 

 

 

 

 

Le projet Clou à clou nous a permis d’étudier pendant un mois, la lithographie de FLECHEMULLER intitulée « Bonne rencontre » datant de 1975. Elle représente un humain accompagné d’anthropomorphes mais aussi d’animaux fantastiques.

Nous avons effectué alors un projet de sculpture choisissant l’une ou l’autre des représentations à mettre en volume. Le travail personnel étant cette fois accompli à la maison avec des matériaux et techniques réfléchis au préalable en cours, ils avaient la possibilité d’utiliser les compétences de leur entourage pour accentuer la qualité technique de l’objet.  Nous avons pu observer la diversité des productions lors de la visite de l’exposition et les apparenter au travail de GRUNFELD Thomas avec sa série « Misfits » qui nous montre des créatures hybrides que nous retrouvons dans le cabinet de curiosité du château d’Oiron en 1993.

L’exposition finale fut donc constituée d’un cabinet scientifique avec des travaux réalisés en SVT par les élèves de 6ème et de CM2 de Noaillac sur la classification et le dessin d’observation des arthropodes assemblés à des objets tels que le microscope, la loupe, la mappemonde mais aussi des fossiles, des animaux et végétaux pris dans des résines. Et en face, fut installé un cabinet de curiosité contemporain avec la même mise en scène mais des travaux basés sur l’imaginaire. Ainsi nous pouvions observer les papillons et les boites des élèves de 6ème mais aussi les faux codex et les sculptures des 5èmes associés également aux mêmes objets scientifiques. Par contre, les textes réalisés en français  et les boites en anglais étaient présentées uniquement de ce côté. Lors de la visite avec les classes, nous avons fait la différence entre une exposition et une installation. L’une ne cherchant qu’à montrer, on la regarde mais l’autre cherchant l’interaction avec le public, on peut toucher et participer à l’œuvre en ajoutant des commentaires ou des objets.

COMPETENCES travaillées

- Représenter un monde environnant, donner forme à l'imaginaire.

- Fabrication d'une sculpture, relations formelles et cohérence avec l'animal.

- Adapter son projet, relation avec l'oeuvre de Lepeut.

- Différencier le hasard et l'intention en vidéo.

 

 

 

Catégories
  • cabinet